A quoi correspond la carte de la santé de Google

Posté dans E-santé - le 26 mai 2017

Déjà en test en Australie, le géant américain se lance dans un projet de collecte de données de santé sur quatre ans auprès de 10 000 volontaires.

La filiale de Google Verily Life Sciences a lancé un nouveau projet le 19 avril dernier, baptisé "Project Baseline", en partenariat avec les universités américaines de Stanford et de Duke. Leur objectif est de collecter les données médicales et comportementales de 10 000 volontaires américains majeurs pendant quatre ans. Le but final est de créer une carte complète de la santé humaine. Un pas de plus vers la numérisation de la médecine ? Il semblerait que oui.

Les participants à ce projet vont porter une montre connectée pour enregistrer leur fréquence cardiaque et leur activité physique tandis qu’un capteur sous leur matelas analysera leur qualité de sommeil. Un boitier se chargera de compiler l’ensemble de ces données. Une prise de note journalière pour fournir des indications (humeur, sommeil, etc… ) complètera la collecte, et les volontaires devront passer une batterie d’examens médicaux deux jours par an aux Etats-Unis , ainsi que trois visites plus courtes.

Créer un référentiel

Une fois ce gros travail accompli, les experts de Google auront à leur disposition une énorme quantité d’informations qui permettront de mieux comprendre le passage de la bonne santé à la maladie, et d’identifier ainsi les facteurs de risque. Ces données seront cryptées et stockées dans une base de données avec accès restreint, et un comité scientifique décidera au cas par cas les demandes d’accès de la part des chercheurs.

"Ce que veut faire Google à terme, c’est également créer de toutes pièces un Big Data, c’est-à-dire un référentiel. Lorsqu’un patient arrivera en présentant des troubles, le système cherchera une comparaison, c’est-à-dire des personnes qui ont présenté les mêmes symptômes par exemple, pour poser un diagnostic", explique Vincent Tétry, président et fondateur de l’Association pour la sécurité des systèmes d’information de santé (Apssis), interrogé par Le Figaro.

Sources

Yacine